Si vous commandez régulièrement en ligne sur des plateformes étrangères, ou si votre entreprise importe des marchandises de faible valeur, un changement important se profile à l’horizon 2026.
Sans modifier fondamentalement vos habitudes, ces nouvelles règles auront un impact direct sur le prix final des commandes, la rentabilité de certaines ventes et, pour les entreprises, la gestion des coûts liés à l’importation.
L’Union européenne a en effet décidé de revoir la taxation des petits colis en provenance de pays tiers. Objectif affiché : mieux encadrer un système devenu difficilement soutenable pour les douanes européennes.
1. Ce que cela signifie concrètement pour vous pour les consommateurs
À partir du 1er juillet 2026, chaque colis importé depuis un pays hors Union européenne, d’une valeur inférieure à 150 euros, sera soumis à un coût supplémentaire fixe de 3 euros.
Dans la pratique :
le prix affiché sur le site restera souvent inchangé ;
le coût sera ajouté au moment de la livraison ou intégré dans les frais facturés par le transporteur ;
ce supplément s’appliquera par colis, quel que soit le nombre d’articles qu’il contient.
Même si le montant peut sembler modeste, il deviendra systématique sur les commandes concernées.
Pour les entreprises et indépendants
Pour les entreprises actives dans l’e-commerce, la distribution ou l’importation :
les marges sur les produits à faible valeur unitaire seront mécaniquement réduites ;
les modèles basés sur des volumes importants de petits colis devront être réévalués ;
une communication plus claire envers les clients sera nécessaire concernant les frais annexes.
Ce coût devra être soit absorbé par l’entreprise, soit répercuté dans les prix de vente.
2. Pourquoi cette mesure a été mise en place
Derrière cette nouvelle taxe se cache une réalité économique simple : le système actuel n’est plus adapté.
En 2024, plusieurs milliards de colis de faible valeur sont entrés dans l’Union européenne, majoritairement en provenance de pays tiers. Le régime d’exonération initialement prévu pour des volumes limités est aujourd’hui appliqué à une échelle industrielle.
Les conséquences ont été multiples :
une surcharge des services douaniers ;
des sous-déclarations fréquentes de valeur ;
une concurrence déséquilibrée pour les commerçants européens soumis à l’ensemble des règles fiscales et sociales.
La réponse de l’Union européenne vise donc à réintroduire une contribution minimale, sans alourdir excessivement les formalités.
3. Une approche harmonisée au niveau européen
Après avoir envisagé différentes pistes nationales, les États membres ont validé une solution commune :
3 euros par colis, à partir du 1er juillet 2026 ;
perception par les douanes nationales pour le compte de l’Union européenne ;
mesure transitoire, en attendant une réforme plus large du système douanier européen prévue à moyen terme.
La Belgique, qui avait initialement envisagé une taxe nationale distincte, a finalement renoncé à cette option afin d’éviter un désavantage concurrentiel pour ses plateformes logistiques.
Concrètement, aucune taxe belge supplémentaire ne s’ajoutera à la mesure européenne.
4. Ce que notre bureau analyse pour vous
Même si l’impact immédiat semble limité à quelques euros par colis, les effets indirects sont loin d’être anodins.
Notre analyse met en évidence plusieurs points d’attention :
l’effet cumulatif sur les commandes fréquentes ;
l’impact sur la rentabilité des offres « low-cost » ;
le risque de mauvaise anticipation contractuelle ou tarifaire ;
l’augmentation probable des contrôles douaniers à moyen terme.
Ces éléments doivent être intégrés dès aujourd’hui dans la réflexion économique des entreprises concernées.
5. Recommandation
Nous recommandons à nos clients :
de prendre connaissance dès maintenant du calendrier d’entrée en vigueur ;
d’identifier les flux d’importation réellement concernés ;
d’anticiper l’intégration de ces coûts dans leurs prix ou conditions de vente ;
et de rester attentifs à l’évolution des règles européennes dans les prochaines années.
Notre rôle est précisément d’anticiper ces changements, de les analyser objectivement et de vous accompagner dans leurs conséquences concrètes.
En résumé
La nouvelle taxation des petits colis ne bouleverse pas le commerce électronique, mais elle en modifie progressivement l’équilibre économique.
Pour les consommateurs, elle se traduira par un coût supplémentaire systématique.
Pour les entreprises, elle impose une réflexion stratégique sur les marges, les prix et les modèles logistiques.
Notre bureau reste à votre disposition pour analyser votre situation spécifique et vous accompagner de manière proactive.